Atouts du bois-énergie

Atouts économiques

Maîtrise de la facture énergétique des entreprises et des ménages

Comme le montre le graphique ci-dessous, comparativement aux autres combustibles et à l’électricité (« combustible » des pompes à chaleur), le bois-énergie reste globalement moins cher et son prix est beaucoup plus stable sur le long terme. Cela permet aux consommateurs d’avoir une meilleure prévisibilité sur leurs dépenses énergétiques et d’être ainsi plus sereins.

Augmentation de la valeur ajoutée des forêts locales grâce à une meilleure valorisation des sous-produits de la filière bois

La valorisation des sous-produits générés par l’exploitation du bois (rémanents d’exploitation, branches, chutes de découpe, …) permet de dégager un revenu supplémentaire aux propriétaires forestier, limitant ainsi les coûts liés à l’entretien de leur forêt. En améliorant ainsi la rentabilité des forêts, la filière bois-énergie encourage les propriétaires forestiers à continuer d’investir dans une sylviculture de qualité.

Diminution de la dépendance énergétique de la Belgique, meilleure maîtrise de l’approvisionnement énergétique de nos entreprises

L’approvisionnement énergétique belge est basée à plus de 90 % sur des ressources que nous ne possédons pas localement : gaz naturel, pétrole, uranium. La filière bois-énergie (pour le chauffage et la cogénération) est pour sa part principalement alimentée sur la ressource locale et ne dépend donc pas du bon vouloir d’un pays exportateur pour son approvisionnement, ce qui permet une réelle maîtrise des flux et des prix. Au niveau Européen, plus de 95 % de la bioénergie (énergies produites à partir de biomasse : bois, résidus agricoles, …) est produite localement. De même, les technologies permettant de transformer le bois en énergie sont aussi généralement produites en Europe.

Maîtrise et stabilité de la production d’énergie renouvelable

Parmi les différentes alternatives de production d’énergies renouvelables, le bois-énergie possède l’avantage d’être facilement stockable (même à long terme), de ne pas être soumis aux aléas météorologiques pour produire (non-intermittent) et d’être pilotable (on peut moduler la puissance de production).

Développement d’un savoir-faire valorisable à l’international en matière d’ingénierie industrielle

Plusieurs entreprises belges ont développé un savoir-faire unique et une connaissance spécifique aux techniques de valorisation énergétique du bois. Ce savoir-faire est plébiscité internationalement et participe au dynamisme économique et à la renommée de notre pays.

Potentiel de croissance encore significatif

Le marché lié au bois-énergie est loin d’être arrivé à son plein potentiel. Même si le bois-énergie représente déjà une grande partie des énergies renouvelables actuelles (voir « le bois-énergie en chiffres »), le potentiel de croissance est encore grand au regard des installations de chauffage aux combustibles fossiles (mazout) qui pourraient être substituées par des installations fonctionnant au bois.

Atouts environnementaux

Combustible local et distribué en circuit court

Les matières premières permettant de produire un combustible bois de qualité (branches, houppiers, sciures) sont volumineuses et leur transport sur de longues distances coûte cher, c’est pourquoi les producteurs ne s’approvisionne pas à l’autre bout du monde mais bien dans les forêts ou les scieries locales. De plus, le transport du combustible « fini » (bûches, plaquettes, pellets) reste lui aussi coûteux, c’est pourquoi les producteurs privilégient les circuits courts de distribution. Tout cela signifie donc moins de transport, et représente alors un bénéfice pour l’environnement.

Ressource renouvelable à l’infini et neutre en CO2

Les forêts belges (et les forêts européennes) sont gérées dans le but de produire du bois d’œuvre de qualité (pour la construction et l’ameublement) tout en maintenant leur capacité de croissance et de renouvellement, et donc leur capacité à capter et stocker du CO2 hors de l’atmosphère. La production et la transformation du bois d’œuvre génère une grande quantité de sous-produits (branches, sciures, chutes de découpe), valorisables en énergie. La combustion de ces sous-produits pour la production d’énergie va émettre du CO2 (celui capté par l’arbre lors de sa croissance), mais ce CO2 est capté par les forêts maintenues en croissance : le bilan CO2 du bois-énergie est donc neutre du point de vue de l’atmosphère.

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schéma du cycle du carbone bois

Valorisation optimale de la ressource forestière : pas de « déchets »

La filière bois-énergie est basée sur un modèle de valorisation énergétique des sous-produits de la filière bois « matériau » : cette filière génère environ 75% de sous-produits tout au long de sa chaîne de valeur (rémanents d’exploitation, sciures, chutes de découpe, …). Le bois-énergie permet ainsi de valoriser d’une manière optimale une ressource locale et renouvelable : notre précieuse forêt.

Maintien d’une forêt gérée et en croissance : des moyens financiers accrus pour les propriétaires forestiers

En donnant de la valeur aux sous-produits générés par la transformation du bois en matériaux, la filière bois-énergie participe également à la continuité de l’investissement des propriétaires forestiers dans une sylviculture dynamique garante d’un maintien de la capacité de renouvellement de nos forêts (et donc de la neutralité CO2 du bois-énergie) et de l’approvisionnement en produits bois de qualité.

Technologies actuelles produites principalement en EU et peu intensives en matériaux rares et polluants

La filière bois-énergie possède l’avantage d’être principalement européenne sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, tant pour la production du combustible que pour les technologies permettant sa conversion en énergie. De plus, les matériaux nécessaires à la construction des technologies de conversion énergétique ou de stockage ne sont pas constitués (ou en très petite proportion, pour les composants électroniques de gestion par exemple) de ressources dont l’extraction est controversée (comme les métaux rares, le lithium, …)

Stockage sans risque de pollution

Produit naturel par excellence, le stockage du combustible bois ne représente aucun risque pour l’environnement ou la santé.

Maîtrise et diminution drastique des émissions de polluants atmosphériques, haute performance, confort d’utilisation, adaptabilité

Les technologies de production d’énergie à partir bois sont multiples et vont du poêle à bûches individuel à l’installation de cogénération industrielle fournissant électricité et chaleur à tout un quartier en passant par le poêle à pellets connecté. La recherche et l’innovation continue dans ce secteur, particulièrement ces dernières années, permettent de mettre sur le marché des technologies performantes au niveau du confort d’utilisation, de l’efficacité, de la fiabilité et bien sûr des émissions de particules fines. Ce dernier point a fait l’objet d’une attention particulière des concepteurs, et les technologies actuelles répondent aux exigences les plus strictes en matière d’émissions.

Atouts sociaux

Développement et maintien d’un emploi local difficilement délocalisable et à fort encrage rural car lié à la ressource forestière.

La valorisation énergétique des sous-produits générés par la transformation du bois en matériaux permet aux transformateurs du bois de dégager un complément de revenu qui participe au maintien de l’emploi local à travers la filière.

Développement d’une bioéconomie circulaire locale et favorisant la résilience des entreprises

Basée sur une ressource locale renouvelable et valorisant des sous-produits liés à la transformation du bois, la filière bois-énergie s’insère dans un cycle complet d’économie circulaire, favorisant également la résilience de nos entreprises qui ne sont plus un simple maillon d’une chaîne mais le moteur d’un cycle vertueux.

Energie renouvelable accessible également pour les plus faibles revenus.

Le bois-énergie reste le combustible renouvelable le meilleur marché, permettant aux consommateurs de participer à la transition énergétique tout en ayant un impact positif sur leur pouvoir d’achat.